Identifier et moderniser les équipements encore dépendants de la 2G/3G

Depuis le 31 mars dernier, l’extinction des 5,2 millions de cartes SIM qui utilisent un terminal uniquement compatible 2G ou 3G est engagée.
Parmi celles-ci 2,8 millions équipe des objets connectés qui communiquent entre eux sans intervention humaine comme les compteurs intelligents, les systèmes de surveillance ou les ascenseurs.

Orange vient de lancer cette extinction dans l’agglomération de Bayonne, Anglet et Biarritz, avant d’étendre celle-ci au reste des Pyrénées-Atlantiques et aux Landes le 12 mai, puis à sept autres départements du Sud-Ouest, dont la Haute-Garonne le 9 juin 2026.
Le reste de la France métropolitaine suivra entre fin septembre et fin décembre 2026.
SFR et Bouygues Telecom ont, eux, calé leurs extinctions en novembre et décembre.
Quant à Free, l’opérateur ne possède pas de réseau 2G en propre et loue celui d’Orange. Ses clients suivront donc naturellement le même calendrier.

Le calendrier établi pour la 3G prévoit un début d’extinction à compter de la fin 2028.

L’arrêt de la 2G/3G est aujourd’hui indiscutable.
En effet, à l’origine, le GSM a été conçu pour la voix et les SMS, pas pour l’internet mobile de masse d’aujourd’hui.
Or ces vieux réseaux, très peu utilisés désormais (moins de 1% du trafic), consomment de l’énergie et des fréquences qui seraient bien plus utiles pour renforcer la 4G et la 5G.
Les éteindre permet donc de concentrer les investissements sur des réseaux plus performants, plus sûrs et globalement moins énergivores.
Cela permettra, à terme, une meilleure couverture mobile, un accès renforcé aux services numériques, et des performances accrues en milieu rural et de « désaturer » les zones urbaines.

Bien que les opérateurs aient engagé des campagnes d’information, il me semble essentiel que les élus soient particulièrement vigilants face à cette transition, qui s’ajoute à celle du démantèlement du réseau cuivre.

Cette vigilance est d’autant plus nécessaire que les autorités nationales, notamment à travers le Conseil national de la sécurité des communications électroniques, ont souligné les risques associés à cette évolution.

Plusieurs millions d’équipements en France restent aujourd’hui dépendants des réseaux 2G et 3G, dont une part significative d’équipements dits « invisibles » mais essentiels au fonctionnement quotidien de nos territoires.

Sont notamment concernés :

  • les systèmes d’alarme et de télésurveillance,
  • les dispositifs de téléassistance aux personnes âgées ou vulnérables,
  • les ascenseurs (dont la réglementation impose des dispositifs d’alerte opérationnels),
  • les systèmes de pilotage du chauffage et des équipements techniques,
  • les interphones et dispositifs de contrôle d’accès,
  • certains équipements médicaux ou industriels.

À l’extinction des réseaux, les équipements non compatibles avec la 4G ou la 5G cesseront tout simplement de fonctionner s’ils ne sont pas remplacés ou adaptés.

Il s’agit donc d’un enjeu majeur de continuité du service public, de sécurité des personnes et de fonctionnement de nos infrastructures locales.

Il est donc particulièrement crucial d’identifier et de moderniser les équipements encore dépendants de ces technologies.

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